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mercredi 7 décembre 2011

La nouvelle science des amateurs

La nouvelle science des amateurs:
La science est-elle le dernier bastion de la recherche individuelle ou devient-elle aussi l’enjeu des nouvelles technologies de la communication ? Doit-elle s’ouvrir aux perspectives de l’intelligence collective et adopter à son tour le “web 2.0″ ? C’était un peu l’enjeu des questions posées mercredi 23 novembre à la faculté d’Orsay lors d’un séminaire du centre d’Alembert où sont intervenus François Taddei (@FrancoisTaddei) chercheur à l’Inserm, directeur du Centre pour la recherche et l’interdisciplinarité et responsable de l’initiative Universités X.0, et Thomas Landrain (@t_landrain), doctorant à l’Institut en biologie synthétique et cofondateur du biohackerspace de la Paillasse.

Les nouveaux défis de l’éducation à l’heure des nouveaux défis de la science


cell-phone-microscopeComment passer du questionnement individuel à l’exploration collective ? Beaucoup s’inquiètent aujourd’hui des mutations de l’enseignement supérieur. Tandis que le nombre d’étudiants augmente, les contenus des cours doivent voir leur qualité s’améliorer dans des limites budgétaires de plus en plus strictes, rappelle François Taddei. Là-dessus, les jeunes sont de moins en moins nombreux à vouloir poursuivre leur cursus dans les sciences. “Nous devons être en mesure de développer de nouvelles compétences, savoir coopérer, nous montrer créatifs, critiques, et ce, de manière constructive, car si en France nous sommes doués pour la critique, celle-ci se révèle beaucoup plus rarement constructive”, a souligné Taddei. Un tel changement de paradigme est rendu en partie possible par les nouvelles technologies. Un simple téléphone portable intègre aujourd’hui davantage de puissance de calcul que la Nasa n’en possédait quand elle a envoyé l’homme sur la lune. Or aujourd’hui, rien n’est plus facile que de transformer un téléphone en microscope en lui incorporant des lentilles, voir d’en faire un labo portatif. Toute la question est de savoir quels changements de telles technologies apportent-ils à la pratique de la science ?

Tout n’est pas uniquement question d’ordinateurs. La connaissance aussi s’accroit dans de folles proportions . Depuis les années 1700, le nombre de journaux scientifiques s’est accru de manière exponentielle. Ce qui nous éloigne de l’idéal du génie solitaire capable d’embrasser l’ensemble des connaissances de son époque.

Aujourd’hui nul ne peut connaître “toute” la physique. De manière générale, personne ne maîtrise tous les aspects d’un domaine : la seule solution consiste à s’inscrire dans divers réseaux réunissant différents experts.

Il faut aussi compter avec des “robots scientifiques”, capables d’analyser les données, de planifier l’expérience suivante. Mais forme-t-on les doctorants à s’adapter aux machines ?

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